Aller au contenu
Implementa.

Utiliser ChatGPT en entreprise · Guide 4 sur 5

Comment utiliser ChatGPT pour prospecter (cold email qui n'a pas l'air d'IA)

Utiliser ChatGPT pour prospecter marche quand le prompt est apparié avec des données réelles du prospect et finit par passer par un humain. Sans le premier, les emails ont l'air écrits par une IA. Sans le second, ils sont écrits par une IA. Les deux tuent le taux de réponse.

Les 4 inputs dont le prompt a besoin (sans eux ça ne marche pas)

Sans les quatre inputs réunis, le prompt produit des templates déguisés. T'en manquer un seul, c'est la différence entre 0 % et 4 % de taux de réponse :

  1. Contexte du produit. Ce que tu vends, à qui, proposition de valeur concrète (pas « on aide les boîtes à grandir »).
  2. Profil du prospect réel. Poste, entreprise, secteur, taille, signals récents (levée, hiring, mention presse).
  3. Angle spécifique de la campagne. Pas « présenter l'entreprise », mais « pourquoi ce prospect précis, maintenant ».
  4. Ton et format. Langue, registre, longueur max, CTA exact.

Templates de prompts éprouvés

Structure qui marche en B2B mid-market en français :

  • System prompt : rôle, marque, proposition, ton, longueur (60-100 mots), format (CTA spécifique).
  • User prompt : données du prospect (nom, poste, entreprise, secteur, signal récent) + angle concret + exemple de CTA souhaité.
  • Validation a posteriori : détecter et éliminer les clichés, s'assurer qu'au moins 2 données spécifiques sont mentionnées.

Comment connecter ChatGPT aux données publiques du prospect

  • Manuel (volume bas). Copie LinkedIn + section presse du site + dernier post pertinent → dans le prompt.
  • Semi-automatisé (Make/Zapier + Clay). Clay enrichit + Make passe à ChatGPT + renvoie l'email prêt.
  • Full automatisé (Custom). Pipeline avec scraping légitime + LLM + envoi via Instantly/Smartlead.

Quand il vaut mieux passer à un vrai AI SDR

ChatGPT pour prospecter, c'est la phase 0 — utile pour du volume bas et pour apprendre. Quand tu passes au-dessus :

  • Volume >150 emails/semaine.
  • Besoin de gérer la deliverability et le warmup.
  • Reporting de pipeline généré vs. emails envoyés.
  • Intégration bidirectionnelle avec le CRM.
  • A/B testing systématique de copy et segments.

Mesurer les réponses, pas les ouvertures

Les ouvertures sont devenues peu fiables à cause de la privacy. La métrique honnête de l'outbound :

MétriqueLecture raisonnable B2B
Taux de réponse positive1-3 % à froid, 5-12 % bien segmenté
Réunions caléesDépend du volume ; ratio réunions/envois
Pipeline qualifié généréLa métrique finale
Bounce rate<2 % sain
Spam complaints<0,1 %

Questions fréquentes

Depuis un domaine neuf : commence par 10-20/jour pendant 2-3 semaines (warmup), monte progressivement à 50-100/jour par inbox. Depuis un domaine warmé : 50-150/jour par inbox comme max raisonnable. Dépasser c'est jouer avec la réputation et la deliverability chute à pic. Tout vendor qui te dit « envoie 500/jour depuis un domaine neuf » ne sait pas ce qu'il vend.

Pour le B2B : Apollo, Clay, ZoomInfo ou LinkedIn Sales Nav sont les sources standards. Pour l'enrichissement (poste, entreprise, signals) : Clearbit ou Crunchbase. Règle : la qualité du prompt est directement proportionnelle à la qualité des données d'entrée. Données génériques = emails génériques = 0% de réponse, peu importe comment tu ajustes le prompt.

Email pour volume et scale ; LinkedIn pour senior et ABM. La combinaison marche mieux que chacun séparément : LinkedIn pour « être dans son radar », email pour « ouvrir la conversation ». Celui qui fait que LinkedIn laisse du volume sur la table ; celui qui fait que email laisse de la pertinence.

Tu le lis, ou on le met en prod ?

Le guide couvre le quoi et le pourquoi. Le mettre en production — c'est ce qu'on facture.

Comment utiliser ChatGPT pour prospecter (cold email qui n'a pas l'air d'IA) · Implementa